The Lost Art of Keeping Secrets, Eva RICE. Johnnie Ray mon amour.

Bonjour à tous et à toutes !

Autant vous prévenir de suite, Eva Rice n’a rien à voir avec Anne Rice ! Ce livre ne parle absolument pas de vampires (j’aime bien les vampires hein, je n’ai rien contre eux. Sauf quand ils brillent au soleil et qu’ils sont au centre d’une histoire d’amour plus malsaine que magique.). Non, pas de vampires ici. Ce livre parle avant tout de Londres, de magie, de famille, d’amitié, de la vie après la 2nde Guerre Mondiale, de Johnnie Ray, d’Elvis. Mais il est surtout question de Pénélope et de Charlotte. Ainsi que de Harry, le cousin de Charlotte, un magicien (ça ne s’invente pas). Et de tous les personnages qui gravitent autour de ce joli petit trio : la famille, les amoureuses, les amoureux, les stars de l’époque.

The lost art of keeping secrets
The lost art of keeping secrets

Dans le Londres de1954, Charlotte et Pénélope se rencontrent lorsque Charlotte propose à Pénélope, qui attend le bus, de plutôt monter dans un taxi avec elle pour aller prendre le thé chez Tante Clare (la tante de Charlotte). De là naît une amitié entre ces deux jeunes filles, qui se retrouvent dans leur amour immodéré pour Johnnie Ray, chanteur à midinettes de l’époque, et leur envie de croquer la vie à pleine dents dans cette Angleterre d’après-guerre.

The lost art of keeping secrets fait partie de ces livres (et ils sont nombreux) que j’ai achetés parce que la couverture m’a tapée dans l’œil, m’a plu, m’a interpellée. Je ne me souviens même pas avoir lu le résumé. Et mieux vaut ne pas le lire, car il en dit déjà trop et gâche les surprises que le livre a à apporter au lecteur. Je dois quand même avouer que j’ai eu un peu peur devant le titre français : L’amour comme par hasard. SU-PER. Encore une magnifique traduction. Que ce soit pour les livres, les séries ou les films, j’ai souvent du mal avec les traductions bancales qui ne représentent pas les titres originaux et qui peuvent « faire du mal » aux œuvres qu’ils essaient de vendre (je pense très fort au très joli film « What If » traduit chez nous par « Et (beaucoup) plus si affinités ». Voilà voilà…). L’expression peut paraître un peu forte, voire exagérée, pourtant je le pense vraiment. Mais bref.

Quand je craque de cette manière pour des livres, les surprises sont parfois bonnes, parfois mauvaises. Ce choix « à l’aveugle » est, à ce jour, celui dont je suis le plus contente. En effet, une fois ouvert, je n’ai pas pu lâcher The lost art of keeping secrets, la lecture s’est faite d’une traite. Et je l’ai relu. Une fois, deux fois, trois fois. Je passe par toutes les émotions à chaque lecture : je souris, je ris, je pleure. Ce livre, je le relis plusieurs fois par an, souvent lorsque l’hiver et les petites baisses de moral qui l’accompagnent font leur arrivée. C’est mon feelgood book (ça se dit ? Non ? Oui ? Peut-être ? Tant pis, je le dis quand même.) à moi. C’est un vrai livre de chevet, je l’ai toujours à portée de main à côté de mon lit. Littéralement. Et vous, quels sont vos livres de chevet, vos feelgood books ? 

The lost art of keeping secrets
Oui, j’ai un vrai problème avec le titre français ^^’

J’aime l’humour typiquement anglais, j’aime le personnage de Pénélope auquel je m’identifie totalement (même si c’est une grande blonde de 1m80 et que je suis une petite brune de 1m52), j’aime l’amour que ces 2 héroïnes vouent à Johnnie Ray, j’aime Inigo, le petit frère de Pénélope (si j’ai un fils je l’appellerai Inigo, c’est un fait). J’aime aussi la franchise et la candeur mêlée de cynisme dont Charlotte sait faire preuve. Cette fille a un franc-parler que je lui envie et que j’essaie de reproduire dans ma vie de tous les jours, quand il le faut. Chez Charlotte, la franchise ce n’est pas juste dire ce qui vous passe par la tête, c’est dire les choses quand il le faut et parce qu’on les pense vraiment. Ça me fait penser à ces gens qui disent qu’ils ont du caractère juste parce qu’ils ne savent pas communiquer autrement qu’en s’énervant, je trouve ça insupportable. Ce n’est pas avoir du caractère. C’est avoir mauvais caractère. Charlotte a aussi contribué à faire avancer ma vision de l’art : dans une scène, elle est face à un tableau qui représente « un carré orange avec une touche d’orange plus soutenu dans le bas et dans le haut ». Un homme à côté d’elle dit « Mon fils qui a 9 ans pourrait en faire autant. » Ce à quoi elle répond : « Ah, mais il ne l’a pas fait hein ? C’est là toute la différence. » Cette phrase a fait tilt dans ma tête et m’a permis d’appréhender certaines œuvres d’art de manière différente. Même si je ne les apprécie pas forcément, je peux plus facilement comprendre ce que les gens y voient. Bon, il y a quand même encore des fois où je me dis que vraiment, il y a des trucs qu’on fait passer pour de l’art alors que franchement… NON. Mais chacun sa sensibilité ^^.

Pour en revenir au livre, même s’il ne s’agit pas d’un roman à portée historique, j’ai trouvé très intéressant de voir comment était dépeint le Londres des années 50, juste après la 2nde Guerre Mondiale. Cette mise en contexte historique permet de mieux comprendre les personnages, leur psychologie, leurs envies, leurs rêves, leur caractère. Et mine de rien, d’élargir un peu sa culture musicale en écoutant Johnnie Ray et Elvis au cours de la lecture. Je vous laisse avec des chansons de ces 2 artistes ^^. J’espère vous avoir donné envie de lire ce livre. Si vous le connaissiez, qu’en pensez-vous ? En avez-vous d’autres dans le même style à me conseiller ?

Une suite est sortie, j’ai très envie de l’acheter et en même temps j’aime tellement la fin de ce livre que j’ai un peu peur d’être déçue. Je ne suis pas sûre de vouloir connaître la suite de cette histoire, celle que j’ai créée dans mon esprit me semble plutôt pas mal. Mais si je finis par me laisser tenter, je vous en dirai des nouvelles. Et vous ? L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? 

On se retrouve dans quelques jours avec un nouvel article, bonne fin de dimanche et bonne lecture !

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4 réflexions sur “The Lost Art of Keeping Secrets, Eva RICE. Johnnie Ray mon amour.

  1. Bon allez, je n’avais pas retenu rice jusqu’à présent (déjà parce que je mélange les deux effectivement !!) et puis parce que je l’ai catalogué roman banal avant de l’avoir lu (mais tu as raison, il se peut que ce soit en partie à cause de son titre qui fait genre mauvaise chick-lit…).
    Mais face à un tel avis, je ne peux que noter de l’essayer !

    Aimé par 1 personne

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