Truth : le prix de la vérité, de Jame Vanderbilt.

Hello tout le monde !

J’espère que vous allez bien et que vous profitez du soleil qui a enfin décidé de faire son retour. Aujourd’hui on va parler cinéma, et plus particulièrement du film Truth : le prix de la vérité. Je voulais au départ en parler dans un article bilan de mon mois d’avril au cinéma, mais en écrivant ma mini-chronique je me suis rendu compte qu’elle prenait de plus en plus de place. Et qu’il y avait donc matière à en faire un article. Pas forcément très long (on va se calmer après le dernier article TAG ^^’). Je n’ai pas l’habitude ni forcément l’envie de parler de films que je n’ai pas aimés, mais Truth sera l’exception qui confirme la règle…

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Here we go !

Truth : le prix de la vérité est un film américain réalisé par James Vanderbilt, avec Cate Blanchett, Robert Redford, Denis Quaid, Topher Grace et Elisabeth Moss dans les rôles principaux.

Le film revient sur la polémique créée après la diffusion d’un reportage dans l’émission 60 Minutes, sur la chaîne CBS, accusant Georges W. Bush d’avoir déserté l’armée américaine afin d’échapper à la guerre du Vietnâm. Cette polémique a eu lieu en 2004, en pleine campagne présidentielle au cours de laquelle Georges W. Bush et John Kerry se sont affrontés. Les journalistes et la productrice de l’émission à l’origine de ce reportage se retrouvent alors pris dans un tourbillon médiatique où de nombreuses personnes mettent en doute les preuves qu’ils ont pu apporter tout au long de leur reportage.

Si je voulais être vraiment de mauvaise foi, je dirais que les seules choses que j’ai appréciées au cours de ma séance ciné ont été les bandes-annonces qui ont précédé le film (Le Monde de Dory. Je ne suis qu’impatience !!!). Mais je n’irai pas jusque là. Vous avez dû le deviner, je n’ai pas vraiment apprécié le film. En même temps, Truth arrive juste après le plus que réussi Spotlight, et il est difficile de ne pas faire la comparaison entre ces 2 œuvres.

Et le problème principal pour moi, c’est que Truth tombe dans la plupart des travers que Spotlight a si brillamment réussi à éviter. Alors, bien sûr, le journalisme papier et le journalisme télé sont très différents et difficilement comparables. Mais quand même. Quand tes preuves sont bancales et amassées à la va-vite, et que tu décides quand même de balancer ton sujet, tu peux être sûr-e que tu as raison et savoir que tu dis la vérité, si tes preuves se révèlent fausses, eh bien elles sont fausses. Tu n’avais qu’à bien faire ton boulot. Et c’est là mon principal problème avec le film : dès le début on sent que les journalistes vont trop vite, que le sujet est bancal et facilement attaquable. On veut croire qu’ils ont raison, on sait qu’ils sont de bonne foi et qu’ils croient dur comme fer à leur sujet. Mais quand on comprend au fur et à mesure qu’ils se sont fait avoir, on a juste envie de leur dire : « eh oui, mais tu t’attendais à quoi ? Avant de balancer de telles infos, sois sûr-e de ton coup ! » Alors, bien sûr, ils sont « obligés » d’avancer la date de leur sujet, c’est la télé, on nous fait bien comprendre que dans ce monde tout va très (trop ?) vite. Mais j’ai quand même eu beaucoup de mal à ressentir de l’empathie et à soutenir ces personnages, qui se positionnent un peu trop facilement en victimes à mon goût.

De plus, là où Spotlight était tout en simplicité et en nuances, Truth avance avec ses gros sabots, sa grande musique qui tente de nous dire quoi ressentir et ses grands discours. Et on évite de faire ça quand on a réalisé un reportage aussi facilement attaquable. J’ai conscience d’être très dure avec tout cet aspect du film, mais les personnages se remettent rarement en question, acceptent très mal les critiques qui leur sont faites, crient au complot, etc. En parlant de complot, on ne ressent presque jamais ou à peine cette menace qui plane au-dessus de leur tête : la chaîne, les politiques ou encore les avocats. Ils sont très peu personnalisés et donc difficilement appréhendables. Le tout donne un aspect très manichéen : le gentils journalistes avides de vérité et de justice contre les méchants patrons de la chaîne et les méchants politiques magouilleurs.

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Le film tire aussi à plusieurs reprises sur la corde du féminisme facile, vain et creux. Et ça m’a un chouia énervée. On demande à plusieurs reprises à Mary Mapes,la productrice de 60 Minutes, jouée par Cate Blanchett, si elle est une féministe extrémiste. Sauf que, tout au long du film, dans son travail, ce sujet ne vient jamais sur le tapis. Le film ne fait jamais ressentir que Mary est freinée dans son travail ou dans sa vie de famille par le fait d’être une femme. Même ses adversaires ne lui font jamais remarquer qu’elle est une femme. Mais, malgré tout, le film tente quand même de la mettre en position de femme attaquée de toute part parce qu’elle est une femme et non pas parce qu’elle a juste MAL FAIT SON TRAVAIL. Oui, ça m’a un peu énervée. Je commence à en avoir marre de voir des films, des séries, des livres, la culture populaire en général, balancer du féminisme, des femmes fortes, badass, etc, à toutes les sauces, juste parce que c’est à la mode. Le tout sans aucun autre but que de nous dire « eh vous avez vu, on est dans l’air du temps, on n’a pas peur du mot féminisme, blablabla ». C’était exactement le travers que je craignais pour le film Joy, avec Jennifer Lawrence, et j’avais été très agréablement surprise tout au long de ma séance ciné. Le film aurait pu tout simplement nous marteler que Joy est une femme dans un monde d’homme, et que c’est la raison pour laquelle elle galère autant à monter son entreprise et à être reconnue, mais non, il évite cet écueil. Tout le contraire de Truth.

Bande-annonce

Et voilà pour mon opinion sur le film Truth, première grosse déception ciné de cette année 2016. Et vous ? Avez-vous vu Ttruth ? Avez-vous aimé ou pas ? On se retrouve bientôt avec des articles beaucoup plus positifs, promis ! Bonne semaines à tous et à toutes ^^ !

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Une réflexion sur “Truth : le prix de la vérité, de Jame Vanderbilt.

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